Séjour de Bernard Geyler en Irak du 26 janvier au 9 février 2019

La page est désormais tournée. L’urgence extrême, c’est fini.
Tout le monde s’accorde pour dire que Daesh est pour l’essentiel éradiqué. Il reste des poches de résistance dans un no-mans-land entre l’Irak et la Syrie et sans doute quelques poches dans les vallées profondes au nord de Mossoul. Cela ne signifie pas qu’il n’y a plus d’attentat, mais que l’essentiel du travail de nettoyage est accompli.

Les problèmes majeurs, sont désormais :

  • De permettre aux populations de se reconstruire car le traumatisme est profond. (Voir le reportage que j’ai effectué auprès de jeunes étudiants)
  • De les aider à vivre ensemble

C’est sans doute dans ce domaine que notre accompagnement, par notre soutien aux actions de Mgr Mirkis, est vraiment favorable pour l’avenir, même si bien évidemment la tâche est immense.
Nous sommes inscrits (et nous en sommes conscient) dans le registre de la politique du Colibri, et j’affirme que la foi dans ces projets ne relève pas de la naïveté, mais de la détermination intelligente et de la volonté de parachever un message qui doit nous porter tous, quelque soient nos sensibilités et nos croyances dans une démarche tout simplement anthropologique au service de l’homme.

Nos actions sur place actuellement :

  • La Maison de la miséricorde – Le planning des travaux est tout à fait respecté et la construction avance comme prévu (voir le détail sur notre site dans la rubrique « Projets en cours – Construction »)
  • La future école de la petite enfance – implantée au-dessus de la Maison de la Miséricorde qui doit accueillir des orphelins. Il s’agit là de soutenir des achats de matériel et de mobilier scolaire comme les chaises, les pupitres, les berceaux etc
  • L’accompagnement des étudiants et étudiantes – Cette phase de notre soutien dans l’urgence est tournée. Les étudiants et étudiantes qui réussissent sont la preuve vivante que nous avons atteint notre objectif commun de gérer l’avenir et de permettre a ces générations de devenir quelqu’un.
    Nous rentrons dans une période où l’objectif sera la reconstruction du pays et sa capacité de permettre  »le vivre ensemble » de façon a ce que les chrétiens y maintiennent leur présence dans un univers fraternel.
  • L’école internationale des jeunes filles de Sékanian –
    C’est un projet de Monseigneur Mirkis auquel nous nous sommes rattachés, non pas sous l’aspect financier, mais sur un aspect de soutien technique sur place afin d’aider le diocèse dans les choix techniques et la façon d’aborder le chantier pour être efficace.
    L’idée est de réaliser une école de jeunes filles dont l’enseignement ne sera effectué qu’en anglais.
    L’objectif est de libérer la femme et lui permettre d’exister.
    L’enseignement sera assura par quatre soeurs indiennes d’une congrégation Carmélite d’Inde du Sud qui viendront vivre en permanence à Sékanian et dirigeront l’établissement tout en participant à l’enseignement.